Vin Bio Alsace

Notre Vision de l’Agronomie

Promouvoir la vie du sol c’est promouvoir la vie végétale et animale par conséquent c’est promouvoir la vie de l’Homme…
Les sols cultivables sont les biens les plus précieux pour l’Homme. Ils représentent un enjeu considérable sur la qualité de la nourriture, de l’eau, de l’air, de l’environnement et du climat…..

Interférence sol / atmosphère

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Pour croître, se développer et fructifier, une plante a besoin d’air, d’eau, de lumière et d’éléments nutritifs. Le végétal fabrique de la matière organique à partir de l’eau du sol et de dioxyde de carbone de l’atmosphère en exploitant l’énergie solaire : c’est le phénomène de la photosynthèse.
L’eau puisée dans le sol, pénètre par les racines et transite dans les vaisseaux de la plante vers les feuilles. Cette eau est transpirée par ces dernières, sous forme de vapeur d’eau par les stomates. C’est la respiration ou la transpiration de la plante.
Dans le même temps, le sol, sous l’effet du soleil et du vent, laisse échapper de l’eau vers l’atmosphère sous forme de vapeur d’eau : c’est l’évaporation du sol.
La quantité d’eau retenue dans le sol dépend de deux facteurs : la nature du sol (granulométrie = texture) et la façon dont ses composants sont organisés entre eux (structure), puis le volume du sol prospecté par les racines.
Le sol permet à la plante de trouver son ancrage et sa stabilité. Il est un milieu vivant et de ses caractéristiques va dépendre la capacité des plantes à se nourrir et à respirer. La vie descend avec la racine mais la racine ne descend que s’il y a de la vie dans le sol.

Formation d’un sol cultivable

Dans la formation du sol, sous l’influence de processus physiques, chimiques et biologiques, de nombreux facteurs tels que la roche-mère, le climat, le temps et la végétalisation, interfèrent.
Le sol cultivable naît de l’union de la Terre et du Soleil. En effet, la roche-mère (Terre) décomposée en argiles (matières minérales) rencontre la plante décomposée en humus (matière organique) pour former le complexe argilo-humique.
Au contact de l’eau de pluie, des racines et des bactéries, la roche-mère se décompose. L’eau de pluie entre dans les fissures et y entraîne la matière organique hydrosoluble (cations,carbone,azote). Les racines, à l’aide d’acides sécrétés et de bactéries (sucres issus de la photosynthèse) attaquent la roche. En profondeur, les racines mortes sont transformées par la faune endogée qui entretient la porosité du sol, ce qui permet la respiration des racines. Ainsi, se forment les argiles minérales. Les charges négatives qui les entourent attirent les éléments minéraux du sol chargés positivement (potassium, sodium, calcium, fer). En même temps, en surface, les débris végétaux et les animaux forment la première couche du sol,

appelée “litière” ou “matière organique fraîche”. Elle est peu ou pas transformée mais constitue la matière première de l’humus. Cette matière organique fraîche est progressivement décomposée par la faune épigée qui mange les déchets végétaux.

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Leurs déjections nourrissent ensuite les champignons qui les transforment en humus. Or, les champignons sont aérobies (ils ont besoin de l’oxygène de l’air pour vivre).
L’humus alimente le sol et la plante en carbone et en minéraux et sa lente décomposition délivre aux racines des plantes de l’azote.Mais le carbone et l’azote ne se recycle pas à la même vitesse.

Les indices de la bonne qualité de l’humus (bonne activité biologique), outre son odeur se mesurent par le rapport C/N (carbone/azote). Tandis que la faune épigée aère le sol en surface et que la faune endogée aère le sol en profondeur, une troisième faune crée le complexe argilo-humique, c’est la faune anécique. Elle est composée de vers de terre dont l’intestin est chargé de calcium (ion positif). Par leurs va-et-vient incessants (entre la litière et les argiles), les vers de terre mélangent dans leur intestin, les ions négatifs de cette dernière et les mettent en contact avec les ions positifs du calcium, ainsi ils lient l’humus et l’argile. Du complexe argilo-humique dépend la fertilité du sol. En assurant son équilibre électrostatique, le complexe argilo-humique évite que les cations (calcium, potassium, magnésium…) soient lessivés par l’eau de pluie et entraînés dans les couches profondes du sol. Il sert donc de réserve de nourriture. De plus les éléments minéraux du sol, soudés par le complexe argilo-humique, forment des agrégats entre lesquels circulent l’eau et l’air. Plus le complexe argilo-humique est fort, plus la structure du sol est grumeleuse, ce qui augmente la porosité du sol et la circulation de l’air et de l’eau.

Travaux agronomiques

On ne peut pas travailler un sol dans le bon sens agronomique si on ne le comprend pas.
Le monde végétal et la terre constituent un seul et même organisme, une entité vivante. Les plantes capturent le gaz carbonique, les substances nécessaires et la lumière cosmique grâce à leurs feuilles et puisent par leurs racines les minéraux de la terre indispensables à leur survie.
Le milieu de vie qu’est le sol, ne peut être travaillé que pour l’amener vers une aération indispensable à la reproduction des bactéries aérobies (surface), mais aussi à la pénétration dans le sol de l’azote qui se trouve en grande quantité dans l’air. Le travail du sol permet de mettre en contact les couches supérieures, plus riches en humus avec les couches inférieures, plus riches en minéraux, mais surtout sans les retourner. L’aération du sol est fondamentale, elle est le facteur principal de la vie.

Grâce à un travail peu profond sans retournement, il se forme des bactéries aérobies fixatrices d’azote qui permettent la constitution d’humus de grande qualité ayant de nombreux effets secondaires sur les racines.
Il faut obliger la vigne à plonger ses racines en profondeur et réguler les adventices mais aussi apporter du carbone au sol par les matières organiques à l’aide d’un couvert végétal naturel, spontané et d’un apport (non systématique) de compost. En se dégradant, le sol est nourrit en carbone, le développement des adventices et l’effet de chaleur sur la faune transformatrice sont limités.
Quant à la période ou à la fréquence de travail, cela dépend de l’état du sol, du stade végétatif de la vigne, de la météorologie. Cependant, le choix du moment est toujours lié aux rythmes naturels.

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En tout premier lieu, il faut prendre en considération le rythme annuel du Soleil, c’est-à-dire la saison. C’est l’automne, la période centripète de l’année, la plus propice car la terre est prête à être ouverte. Hors automne, surtout au printemps, le rythme à adopter est celui de la Terre, c’est-à-dire celui de la journée. Le travail du matin avec ses foces centrifuges assèche le sol et risque d’augmenter les attaques des maladies cryptogamiques par l’activation des forces éthériques de reproduction végétative, alors que le travail de l’après-midi avec ses forces centripètes permet de garder l’eau. Par conséquent, l’après-midi est à recommander car la force centripète est très équilibrante. De toute évidence, il doit se limiter en été afin de ne pas avoir une libéralisation d’éléments azotés néfastes au raisin. Le travail du sol peut aussi correspondre aux rythmes lunaires mais

la conjonction de ces derniers avec les autres rythmes n’est pas toujours évidente à coordonner.
Les deux erreurs monumentales de l’agronomie moderne sont le labour et l’emploi d’engrais chimique. En effet, la matière organique est enfouit dans le sol par le labour alors que les champignons transformateurs sont toujours aérobies. Quant à l’engrais chimique, il stimule les bactéries donc accélère la minéralisation de la matière organique. Cette dernière diminuant fortement, entraîne une disparition de la faune transformatrice. Ainsi, se produit une mort biologique et chimique du sol puis quand l’argile part avec la pluie, alors se produit la dernière mort : la mort physique du sol.
Pour que les sols cultivables nourrissent l’Humanité sainement, il faut remplacer la technicité moderne par la science et le bon sens dans l’agronomie.

Le Compostage

« Humus » et « Homme » proviennent de la même racine : « Terre »

L’attention portée à l’humification des matières organiques est fondamentale.
La vigne a besoin de très peu de compost. Son apport n’est pas systématique et n’a lieu que tous les quatre ans environ. La qualité est beaucoup plus importante que la quantité. C’est grâce à l’ajout de préparats que le compost acquiert une aptitude à générer la vie.
Le compost avec ses six préparations de plantes est une représentation du cosmos. Le compost est le Soleil et les six plantes sont six planètes; trois planètes infra-solaires (chaudes) liées aux forces de croissance, au calcaire : Lune (chauffée par le Soleil), Vénus, Mercure; trois planètes supra-solaires (froides) liées aux forces de structure, à la silice : Mars, Jupiter, Saturne.
Ses six plantes sont l’achillée millefeuille, la camomille matricaire, l’ortie, l’écorce de chêne rouvre, le pissenlit et la valériane. Pour la plupart, elles subissent un processus fermentaire dans des organes d’animaux afin d’astraliser leurs forces éthériques. Elles n’agissent pas seulement sur le tas de compost lui-même, mais surtout dans le sol où il est épandu car elles sont capables de mobiliser les éléments dans le sol et dans l’atmosphère, d’orienter l’évolution du compost de façon équilibrée. Elles introduisent une vitalité et une santé nouvelle au sol.

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Notre compost dynamisé est le résultat d’une fermentation de matières issues du règne animal = forces éthériques et astrales = azote = N par le fumier de bovins d’une ferme bio de proximité et de matières issues du règne végétal = forces éthériques = carbone = C par les marcs de raisin de notre récolte, le tout activé par les six préparations biodynamiques.
Le compostage est un art car son but est de restituer à la Terre les forces éthériques et astrales. Il permet d’augmenter la capacité de stockage de carbone du sol sous forme d’humus, d’améliorer la capacité de rétention d’eau, d’améliorer les échanges de nutriments entre le sol et la plante et de favoriser la croissance végétale et racinaire. Dans le compost, on retrouve l’importance des quatre éléments qui doivent être en équilibre. La chaleur vient de l’activité microbienne et est créée par un rapport C/N proche de 30, l’air doit bien circuler afin de permettre une fermentation aérobie, l’eau doit être présente avec un taux d’humidité d’environ 50% et la terre doit être présente dans le mélange. L’idéal est de le préparer au début du printemps en Lune descendante. Il doit être composé de tas de petite taille, être couvert d’une “peau” suffisamment épaisse comme 25cm de paille. Il fermente pendant environ six mois avant d’être épandu en état de décomposition au 7/8e avec une consistance grumeleuse et colloïdale. S’il a été bien fait dès le départ, il n’a pas besoin d’être retourné. L’épandage s’effectue à l’automne aussi en Lune descendante.

La Dynamisation

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L’eau, le miracle oublié, source de la vie. La Terre est en grande partie immergée, l’Homme commence sa vie dans l’eau dans le liquide amniotique, il est constitué essentiellement d’eau et il ne peut survivre sans boire…
Les anciennes civilisations en avaient une très grande estime et les Celtes en faisaient déjà allusion dans leurs fameuses spirales reproduisant les tourbillons créateurs …
Les travaux de Schauberger ont mis en évidence que l’eau ne s’écoule pas en ligne droite mais dans un mouvement tourbillonnaire spiralé dit “vortex”, lequel est capable de créer des énergies, d’augmenter le taux vibratoire. Le vortex est une forme énergétique puissante que nous retrouvons aussi bien

dans le cyclone ou dans l’ADN avec sa double hélice spiralée. L’eau est comparable à une substance organique qui réagit à des forces subtiles. Elle est d’une extrême sensibilité par rapport aux vibrations. Elle est capable de transmettre sa structure, ses caractéristiques par résonance magnétique (résonance : chaque corps possède une vibration ou une fréquence propre). Selon les chercheurs comme Vinh Luu, Benveniste, Emoto et Montagnier, l’eau a une mémoire. Elle est capable de garder en mémoire l’empreinte de la substance
(molécule) de départ et de la reproduire même quand la substance ne s’y trouve plus. Cette empreinte est une information. La mémoire de l’eau désigne sa capacité à recevoir, conserver et transmettre une information,

une énergie par voie électromagnétique et de la restituer. L’eau n’est pas une simple formule chimique, par sa dynamique, elle est de la plus haute importance dans l’Univers que ce soit dans le processus vitale de l’organisme ou dans l’écosystème de la Terre. Le processus de dynamisation en biodynamie est lié aux grandes connexions de l’Univers. Il consiste à créer un vortex à la préparation afin obtenir une interpénétration entre l’eau et le préparat pour vivifier la terre.
La dynamisation doit être faite dans un récipient circulaire et ouvert, en bois ou en cuivre, à fond hémisphérique, en plein air et en pleine lumière.
La qualité de l’eau est importante, légèrement acide (Ph inférieur à 6.5) et surtout peu minéralisée, l’eau de pluie conservée dans de bonnes conditions est la plus favorable. La dynamisation consiste à tiédir la préparation (eau+préparat) à 35°C environ pour la rendre plus “souple” (ouverte), si possible au bois mais pas à l’électricité. Brasser vigoureusement par un mouvement rotatif (la force centrifuge fait monter le liquide contre la paroi du récipient tandis que la force centripète creuse un entonnoir

au centre du vortex. Une fois le vortex créé (quand il est presque en bas), faire une inversion rythmique subite afin de créer un chaos énergétique et ainsi de suite pendant une heure précise (500P et la 501) ou 20mn (préparations de plantes). Le renversement de ses surfaces consécutif au changement de sens amène la “mémoire” du préparat dans l’eau.
La dynamisation est une sorte de respiration (inspiration, apnée ou chaos et expiration). Par sa sctructure moléculaire réorganisée, l’eau peut enregistrer et transmettre sous forme de fréquences des informations par l’intermédiaire de préparations.
La dynamisation crée une intimité profonde entre la matière et la non-matière. Elle doit être faite avec beaucoup de conscience car, l’être humain, par sa pensée est un facteur dominant de la qualité de la dynamisation.
Il faut comprendre que les très petites quantités de préparats utilisées par hectare soulignent que la puissance de la biodynamie vient des liens qu’elle crée avec les forces formatrices qui donnent vie à la Terre.

La Pulvérisation

La dynamisation terminée, la préparation est filtrée très soigneusement puis elle est pulvérisée dans l’heure qui suit. Elle s’effectue à l’aide de pulvérisateurs à dos en cuivre. Tout comme les grandes étapes de la biodynamie, la pulvérisation doit se faire avec beaucoup de conscience.

La Corne de Vache

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Dès l’Antiquité, on évoquait la “corne d’abondance”, les Vikings ornaient leurs casques avec des cornes…
La corne de vache est un organe digestif et sensoriel.
En effet, le fait que les animaux à cornes soient des ruminants laisse à supposer qu’il y a un rapport entre les organes de digestion, très complexes, et les cornes.
La vache digère à l’aide d’un oesophage transformé en trois pré-estomacs, c’est la rumination ou digestion microbienne. Dans la forme même de son intestin, on peut découvrir une spirale. Lors de la rumination, la vache effectue un repli conscient sur elle-même. Ses sens sont orientés vers son corps. Les cornes possèdent alors la capacité de retenir et de diriger les forces libérées par la digestion vers l’intérieur de l’animal, c’est-à-dire qu’elles envoient les forces centripètes de périphérie vers le centre. Ceci se manifeste par la forme de la corne en spirale centripète. Elles rayonnent de forces éthériques et astrales, force astrale qui remplace la non-présence de l’animal dans la monoculture de la vigne. La vache digère, produit de la bouse (en forme de spirale) qui fertilise le pré, lequel nourrit à nouveau. C’est la loi de retour, sorte d’éternel transfert des forces vivantes s’opérant à travers le recyclage de la matière organique.
La corne de vache dont l’aspect féminin est primordial, se trouve donc au centre des préparations biodynamiques. Les cornes remplissent les mêmes fonctions que l’appareil digestif. La corne remplit de bouse fraîche (plantes ayant subies une transformation microbienne) enfouit dans un sol, capte les forces terrestres pour les transmettre à la bouse.

Les Préparats Biodynamisés

La 500P ou bouse de corne + les six préparations du compost = sol + racines.

La bouse est mise dans une corne de vache saine et enterrée dans un sol fertile à l’équinoxe d’automne, pour être sortie de terre à l’équinoxe de printemps. De l’équinoxe d’automne (29 septembre) au solstice d’hiver (Noël), elle subit les forces centripètes de période descendante, puis jusqu’à l’équinoxe de printemps (21 mars), elle subit les forces centrifuges de période ascendante. La bouse est ainsi rythmée par une respiration complète, inspiration et expiration. Elle a alors subit une longue maturation hivernale (processus calcaire) afin de l’amener presque à l’état d’humus. Après avoir ajouté les six préparations du compost, elle est stockée dans un pot en terre dans de la tourbe à l’abri de la lumière. De bonnes conditions atmosphériques et un état favorable du sol (un jour ni trop chaud, ni trop venté, sur un sol réchauffé et ameubli, si possible un peu humide mais pas sous la pluie) sont plus importantes que les indications du calendrier lunaire. Cependant, s’il est possible de cumuler les deux, alors la Lune descendante et le jour-racine sont favorables. Par contre, éviter les nœuds, les éclipses et les occultations de planètes et pulvériser impérativement après 17H. Elle est pulvérisée à raison de 100gr/35 litres d’eau/hectare sur le sol en grosses gouttes :

Au printemps

en avril (après le débourrement, pas trop tôt car elle crée une sensibilité au gel). On peut alors lui ajouter de la valériane.

En Été

 éventuellement, en cas de fortes chaleurs ou de périodes très sèches, pour créer une ambiance rafraîchissante.

En Automne

juste après la récolte.

Elle occupe une place fondamentale car elle s’adresse au sol et aux racines des plantes. Elle favorise l’activité microbienne, la formation d’humus colloïdal et amplifie la constitution d’une structure grumeleuse donc augmente la porosité des sols. Elle favorise la croissance des racines en densité et profondeur et par consèquent son système végétatif. Elle est en rapport avec les forces de croissance tant vers le bas que vers le haut. Elle est aussi le lien entre la plante et le sol et accentue grandement l’effet Terroir. Elle rend la plante plus résistante à la sécheresse.

La 501 ou silice de corne = photosynthèse

La grande oubliée de l’agriculture moderne… La silice (issue du cristal de roche et addtionnée d’un peu d’eau pure) broyée finement est mise dans un corne de vache saine et enterrée dans un sol fertile au solstice d’été (St-Jean) pour être sortie au solstice d’hiver (Noël). Elle subit les forces centripètes de période descendante. La silice ne reçoit qu’une inspiration. Elle a ainsi subit une longue maturation estivale (processus silice). Elle est stockée dans un pot en verre à la lumière.
Elle est pulvérisée à raison de 2 à 4gr/35 litres d’eau/hectare sur les feuilles en brouillard fin, le matin du lever du Soleil à 8H en Lune montante et jour fruit ou fleur et/ou en opposition Lune/Saturne.

Au printemps

au stade cinq feuilles déployées et avant la floraison, plusieurs fois.

Courant de l’Été

en cas de période pluvieuse et maladies cryptogamiques (entre la nouaison et la véraison).

Après une grêle

en opposition Lune/Saturne, elle regénérera la vigne.

Après l’Été

trois semaines jusqu’à une semaine avant la récolte, (si le temps n’est pas trop sec), elle accroît la qualité du raisin et sa résistance à la pourriture.

La silice de corne est essentielle, elle s’adresse à la partie aérienne de la plante, C’est une pulvérisation de lumière, elle renforce la lumière solaire, elle permet de capter la lumière et la chaleur, elle favorise la photosynthèse. Elle joue un rôle de régulateur (freine une trop grande luxuriance et favorise la vigueur). Elle est très importante pour la structuration des plantes qui deviennent plus résistantes aux maladies cryptogamiques. Elle améliore aussi la maturation des fruits, les rendant plus savoureux, plus aromatiques, renforce la qualité nutritive.
La silice de corne est complémentaire et agit en polarité avec la bouse de corne.

Les six préparations du compost dynamisé ( achillée, camomille, ortie, écorce de chêne, pissenlit, valériane)

Ces six préparations ont un effet sur le sol et sur la vigne. Elles sont issues du règne végétal et certaines d’entre elles subissent avant emploi une fermentation dans une enveloppe d’origine animale.

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L’achillée millefeuille

= potassium.

Elle joue un rôle particulier dans la mobilité du soufre et de la potasse. Selon Steiner, “elle rend au fumier la possibilité de vivifier la terre pour qu’elle capte les forces cosmiques”.

La camomille matricaire

= calcium.

Elle est liée au métabolisme du calcium et régularise les processus de l’azote. ” Le fumier a une teneur en azote plus stable et permet de produire des plantes plus saines”.

L’ortie

= fer.

Il est en rapport avec l’azote et le fer et il renforce l’influence des deux préparations précèdentes. Il favorise une bonne humification. “En donnant au fumier une sorte de sensibilité pour qu’il ne permette pas à un autre élément de mal se décomposer ou à l’azote de se sauver”.

L’écorce de chêne

= calcium.

Elle a un rapport avec le calcium et atténue les maladies dues à des phénomènes de prolifération, d’exubérance. “Permet de lutter préventivement contre les maladies”.

Le pissenlit

= silice.

Il oriente le développement du processus de la potasse et du calcaire et ceux de l’azote. “Donne au sol la faculté de tirer de l’atmosphère et du cosmos suffisamment d’acide silicique à la plante pour acquérir une sensibilité et lui permettre de capter ce dont elle a besoin”.

La valériane

= phosphore.

Elle aide à la mobilité du phosphore dans le sol et forme une sorte de peau de chaleur protectrice. Selon Steiner, “Elle permet d’y faire naître l’impulsion à se comporter de bonne façon vis-à-vis de la substance phosphorée ».

Les tisanes et décoctions et autres

Les extraits de plantes constituent de bonnes mesures préventives contre de nombreuses maladies de la vigne. Elles peuvent stimuler, réguler et soigner des désordres.
Il faut de l’eau légèrement acide (PH 6 à 6.5), peu minéralisée (eau de pluie). Pour renforcer leur action, toutes les préparations peuvent être dynamisées pendant 20 mn et pulvérisées tout de suite.
Tisane : mise de la plante dans de l’eau froide, porter à ébullition et cuire pendant un temps donné.
Décoction : mise de la plante dans de l’eau bouillante et laisser infuser pendant un temps donné

  • La décoction de prêle : très riche en silice, est un excellent agent anti-cryptogamique à associer à l’ortie. Elle s’emploie au printemps au débourrement ou un à deux jours avant la pleine Lune de Pâques très propice aux maladies cryptogamiques. Pulvérisée sur le sol, elle empêche la migration des spores sur les feuilles. Mais attention, en période de sécheresse, elle peut être dangeureuse pour la vigne car elle bloque la sève, alors l’associer à l’ortie. 100gr dans 30L d’eau après une macération à froid de 24H. Cette décoction est utilisée sur les feuilles pendant le développement végétatif.
  • La tisane d’ortie : elle stimule la photosynthèse, renforce la plante, régule les flux de sève, augmente le système immunitaire. A associer à la prêle. 100gr/Ha
  • La tisane d’osier : elle a une action préventive contre le mildiou. 150 à 200gr/Ha
  • La tisane d’achillée millefeuille : elle permet de réduire l’utilisation du soufre contre l’oidium. 100gr/Ha dans 30L d’eau.
  • La tisane de pissenlit : elle renforce la qualité des tissus comme la silice et ainsi améliore la résistance à la pénétration des champignons. 10gr/Ha dans 30L d’eau.
  • La tisane de camomille : elle fait merveille après floraison, en période de sécheresse, elle rafraîchit la vigne. Elle est associer aux préparations contre les champignons parasites. 50gr/Ha
  • Le petit lait : il est très efficace sur l’oidium en préventif comme en curatif.
  • L’argile : Les argiles bentonitiques ont un pouvoir couvrant et asséchant, des propriétés cicatrisantes et fongistatiques.
  • Le talc ou silicate de magnésie hydraté : il assèche et cicatrise.
  • La valériane sur feuilles : c’est un stimulant formidable de floraison, un anti-stress (aide à se remettre d’un traumatisme comme la grêle), un allié contre le froid (gel). Elle était appelée autrefois “guérit tout”. 5ml d’extrait/Ha.
  • L’écorce de chêne : elle a une action préventive contre les maladies cryptogamiques. 100gr/Ha.
  • Les préparations pour contenir les champignons parasites : La stratégie de lutte contre les maladies cryptogamiques, mildiou et oïdium, repose sur la fréquence d’applications (par contact sur feuilles) de décoctions et tisanes de plantes, de cuivre et de soufre (en faible dose).
  • Les préparations déstressantes et réchauffantes (valériane) avant une gelée, à la floraison ou après une grêle…
  • Les préparations réparatrices : l’argile, la valériane et le talc sont très utiles après une grêle. Le talc assèche le botrytis et la pourriture acide et protège les attaques des baies par les insectes.

Cependant, l’utilisation de tous ces préparats n’est pas anodine. En effet, une préparation non rigoureuse, une application à un moment défavorable ou abusive peut engendrer des désordres sérieux.
Une conduite de vignoble en biodynamie depuis de nombreuses années engendre une capacité de réaction très accrue à tout déséquilibre. Avec les bouleversements climatiques que nous subissons, c’est l’enjeu de demain.

Ce choix cultural est une responsabilité permanente par la très haute exigence du vigneron, sa prise de risque, sa capacité de réactivité, son travail sans relâche. C’est un long chemin sur lequel bien des mystères restent à percer. Il est le reflet d’une philosophie de vie, une démarche intime et personnelle qui va du plus profond de l’être vers une aspiration à s’élever sans cesse.
“Je ne suis pas chercheur, ni biologiste, encore moins sorcier, je suis vigneron. Je sais une chose : les vins qui me parlent le plus sont issus de la biodynamie. Ceux qui m’ont fait découvrir la biodynamie sont tous des gens de grande valeur sur le plan humain: attentifs, respectueux, humbles, ça compte vachement ” BD Les Ignorants”.

Le vin est le miroir du terroir et de l’âme du vigneron. Il ne faut pas oublier l’Homme, chef d’orchestre du domaine viticole, celui qui vit intensément cette relation intime avec son vignoble. C’est cet Homme qui par la qualité de ses connaissances, de son regard, de sa conscience, de sa spiritualité, de son humilité, de sa persévérance, sait ressentir l’instant présent, sait s’adapter aux conditions du lieu et du moment. La biodynamie n’est surtout pas une recette à appliquer mécaniquement. Sa réussite et la pérennité d’un domaine viticole dépend de cet Homme en résonance avec son vignoble.